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c/interessant by u/oeil 5d ago liza-stark.com

Hilda G. Carpenter, technienne afro-américaine au MIT, a tissé la première RAM en 1953.

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Hier, en cherchant une vidéo détente à écouter pendant que je lisais (chacun son truc), je suis tombée sur une [interview de Bernard Widrow](https://www.youtube.com/watch?v=9e2SL56FSAw), un des inventeurs, en 1953, de la première RAM.

Il y explique qu'une femme travaillant dans le labo, "je ne me rappelle pas de son nom de famille, elle s'appelait Hilda je crois", a utilisé un métier à tisser, de minuscules anneaux magnétiques et du fil métallique fin pour fabriquer les premières RAM !

Quelqu'un en commentaire donnait son nom complet : Hilda G. Carpenter.

Après une brève recherche, j'ai trouvé le fanzine d'une certaine Liza Stark à son sujet, téléchargeable [ici](https://www.liza-stark.com/projects/zines/hilda.html).

> En effectuant des recherches sur les premières formes de mémoire informatique pour le congrès Woolpunk 2018, je suis tombé sur une femme nommée Hilda G. Carpenter, une technicienne de laboratoire afro-américaine au MIT. Elle faisait partie d’un groupe de recherche qui étudiait comment de petits anneaux magnétiques pouvaient être utilisés pour stocker des données en y tissant des fils. En effet, Hilda a tissé le premier plan de cette mémoire à noyau magnétique, puis des dizaines d’autres au cours de son passage au MIT. Leurs recherches ont été couronnées de succès : c’est cette mémoire qui allait notamment être utilisée pour permettre aux missions Apollo d’alunir. En lisant les interviews enregistrées des hommes qui faisaient partie du groupe de recherche, certains ont mentionné cette femme dont l’efficacité et les prouesses productives ont contribué de manière inestimable à leur succès. Ils se souvenaient que son prénom était Hilda – peut-être – mais ne se souvenaient pas de son nom de famille. Après des semaines de recherche, j’ai découvert quelques documents dans les archives numériques qui m’ont permis de reconstituer son histoire. Ce zine rassemble tous ceux que j’ai pu trouver.

> Tout au long de l’histoire, les voix des femmes sont restées inaudibles, laissant un vaste vide narratif qui aurait pu mettre en lumière d’autres perspectives, d’autres structures de pouvoir et d’autres avenirs. Cela est particulièrement flagrant dans l’histoire de l’informatique et de l’ingénierie, où les femmes ont occupé des rôles secondaires, reléguées à des postes qui faisaient appel à leurs doigts plutôt qu’à leur intellect. Au cours de la dernière décennie, des récits sur des programmeuses et ingénieures historiques célèbres ont fait surface, mais la liste s’allonge ou évolue rarement. Bien que ces femmes aient apporté des contributions incontestablement importantes, je m’intéresse davantage aux femmes et aux personnes s’identifiant comme telles dont on n’a pas entendu parler. Par exemple, les « Little Old Ladies » (LOL), ces petites vieilles dames qui ont tissé toute cette mémoire à noyau magnétique ou à cordes. Ce zine leur est dédié, et il est dédié à Hilda. Il s’agit d’une première tentative de construire de nouvelles archives, de faire émerger une nouvelle histoire à travers des voix anciennes.

Autres sources disponibles sur Hilda G. Carpenter :
- [Unseen and unrecognized: Women’s key role in the history of computer memories](https://ingeniumcanada.org/channel/articles/unseen-and-unrecognized-womens-key-role-in-the-history-of-computer-memories)
- [From the Sasha into the Zamani: Death as a Moment of Radical Continuity](https://logicmag.io/supa-dupa-skies/from-the-sasha-into-the-zamani-death-as-a-moment-of-radical-continuity/), un article de blog faisant le lien entre un collier traditionnel nigerian et le tissage réalisé par Hilda G. Carpenter.

Le fanzine propose un certain nombre de sources complémentaires.



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